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La dysmorphobie : ce mal-être méconnu …

Qu'est ce que la dysmorphobie ?

La dysmorphophobie ou dysmorphobie est un trouble obsessionnel du comportement qui se caractérise par des pensées excessives, une obsession, sur un ou des défauts physique imaginaires ou minimes.

C’est une pathologie d’origine psychique dont souffrent certaines personnes ayant la vision d’une image faussée et déformée d’elles-mêmes. .

Ces troubles obsessionnels peuvent entrainer des attitudes négatives, voire néfastes pour la personne, et impacter fortement sur sa vie sociale, familiale et professionnelle …

Qui est touché par la dysmorphobie ?

Tout le monde peut se trouver confronter à un syndrome dysmorphobique.

Cependant, les adolescents sont davantage touchés, notamment au vu des changements importants de leur corps durant cette période. La dysmorphobie serait plus fréquente chez les femmes mais les hommes peuvent également être concernés.

Quels sont les signes ?

Le trouble peut passer inaperçu pendant des années du fait des difficultés du patient à parler de ses souffrances.

Les symptômes peuvent apparaître insidieusement ou de façon soudaine.

La dysmorphobie est un trouble de l'image corporelle qui se caractérise par une peur maladive des imperfections et de la difformité physique.

Cela provoque une forte souffrance chez le patient, souvent incomprise par l’entourage.

Ce qui amène, la plupart du temps, la personne à s’isoler et se couper de toutes relations sociales.

Les manifestations et les signes cliniques de la dysmorphobie peuvent également se traduire par des troubles mentaux : de l’attention, de l’alimentation, de l’hygiène, et autres. Elle est souvent définie comme un trouble obsessionnel-compulsif (TOC), mais bien que ces maladies aient des symptômes communs, les personnes atteintes de dysmorphobie ont tendance à avoir une vision d’eux-mêmes beaucoup plus négative et à être plus insensés que les patients atteints de TOC.

Les symptômes se traduisent souvent par :

  • passer son temps à se regarder dans le miroir et à scruter ce “défaut imaginaire” ou, au contraire, la suppression totales des miroirs et des surfaces qui peuvent refléter son image
  • des obsessions et une préoccupation très importante du défaut perçu excessivement
  • le fait de cacher la partie du corps qui fait défaut (port d’un chapeau, d’écharpe, de gants, etc.)
  • la prise de rendez-vous excessifs chez des professionnels de santé
  • le recours à la médecine ou à la chirurgie esthétique
  • le retrait social (éviter des lieux publics par exemple)
  • des sentiments et des émotions dépressifs, anxieux, et autres.

Existe-t-il un traitement ?

Il faut savoir que la dysmorphobie est une maladie qui n’est pas à prendre à la légère.

Afin d’aider les personnes à se défaire de leur obsession sur des complexes physiques très exagérés, les thérapies adoptées sont diverses. Elles varient en fonction de l’intensité de la maladie et sont de l’ordre :

  • de la psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC), celle-ci s’inscrivant dans un schéma d’acceptation de la maladie et d’engagement de la part du patient.
  • du traitement à base d’antidépresseurs, prescrits par un psychiatre
Quel est le rapport avec la médecine esthétique ?

Une autre conséquence de la dysmorphobie peut conduire les malades à vouloir apaiser leur souffrance en réparant leur apparence physique, considérée comme la source de tous leurs problèmes.

“L’erreur”, pour des personnes atteintes de dysmorphobie, est de penser que la médecine ou la chirurgie esthétique pourront les sauver de leur mal-être et supprimer leurs défauts “imaginaires” ou exagérés.

La maladie étant d’origine psychique, le recours à la médecine ou à la chirurgie esthétique ne permettra pas la disparition des symptômes. Pire, cela pourrait, à terme, créer de nouveaux complexes, peut-être sur d’autres parties du corps non concernées au départ et entrainer des opérations à répétitions avec un sentiment d’insatisfaction perpétuelle …

C’est pour cela que notre rôle à nous, médecins, est primordial.

Il est même de notre devoir de proposer une prise en charge adaptée et orientée vers un spécialiste psychiatre.

 

Attention ! un complexe physique ne veut pas dire forcément dysmorphobie. Je suis là, bien entendu, pour vous proposer des conseils avisés et adaptés à chacun afin de trouver la meilleure solution.